
En lisant ce blog, vous vous êtes peut-être dit « on dirait un magasine féminin avec des conseils esthétiques et vestimentaires… Pour un blog traitant du cancer, c’est bien futile, tout ça ! ».
J’ai pensé longtemps que le look n’avait pas vraiment d’importance, que « l’habit ne faisait pas le moine » et je mettais peu de soin à améliorer mon image, jusqu’au jour où… on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai voulu tout connaitre de ma maladie et me suis mise à lire les articles scientifiques qui la concernaient, les cours de cancérologie, les publications des chercheurs et de façon générale, tout ce qui s’y rapportait.
J’ai vite constaté la chose suivante : le look du patient est très important et entre en compte dans le jugement que portent les médecins sur le cursus de sa maladie. Bien entendu, votre oncologue ne vous dira pas « Voyons voir, quel look avez-vous aujourd’hui ? ». Cependant, en vous recevant, il vous observera, et portera un jugement sur votre état général : avez-vous l’air déprimé, fatigué, avez-vous mauvaise mine, avez-vous maigri, avez-vous les yeux cernés. Il appréciera si vous avez le teint frais, le sourire aux lèvres, des habits qui vous mettent en valeur. J’ai lu et relu beaucoup de littérature au sujet des facteurs de bon pronostic dans les cancers. En fonction du type de cancer, certains facteurs vont varier car ils dépendent de la localisation et des spécificités de la maladie. En revanche, pour tous les types de cancer, quels qu’ils soient, on retrouve invariablement deux critères dans les facteurs de bon pronostic : premièrement et bien entendu, le stade peu évolué du cancer et deuxièmement, l’état général du patient, sous cette appellation, on comprend la biologie du malade et son aspect physique.
Je simplifie beaucoup si je dis qu’avoir bonne mine peut vous donner droit à de meilleurs traitements, mais il y a un peu de vrai dans cette affirmation abrupte. Même s’il a prêté le serment d’Hippocrate et juré de soigner tout le monde sur un strict plan d’égalité, votre médecin va être influencé par ce qu’il voit. S’il voit un patient délabré (c’est un terme médical), il ne sera pas encouragé à investir sur lui (j’utilise ici le verbe investir tant au sens propre que figuré et cette notion très subjective « d’état général du patient » est abordée clairement dans les cours d’oncologie). Ce que je vais dire est peut-être cavalier, mais vous devez « vendre » votre cas à votre oncologue et lui donner envie de tout tenter pour vous. Alors soignez votre look, pomponnez-vous, mettez des habits colorés qui vous donne bonne mine, plongez dans les poudres chatoyantes et les crèmes onctueuses, nouez de jolis foulards autour de votre tête. Que ces messieurs n’hésitent pas à piquer les fards de leur épouse et optent pour des vêtements aux couleurs fraîches qui soulignent leur dynamisme.
Vous verrez, non seulement cela agira sur votre médecin, mais cela agira aussi sur vous, c’est bon pour le moral de s’occuper de soi et d’entendre les autres vous dire en retour que vous avez bonne mine. Joli pied de nez au « crabe » qui nous squatte !
J’ai pensé longtemps que le look n’avait pas vraiment d’importance, que « l’habit ne faisait pas le moine » et je mettais peu de soin à améliorer mon image, jusqu’au jour où… on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai voulu tout connaitre de ma maladie et me suis mise à lire les articles scientifiques qui la concernaient, les cours de cancérologie, les publications des chercheurs et de façon générale, tout ce qui s’y rapportait.
J’ai vite constaté la chose suivante : le look du patient est très important et entre en compte dans le jugement que portent les médecins sur le cursus de sa maladie. Bien entendu, votre oncologue ne vous dira pas « Voyons voir, quel look avez-vous aujourd’hui ? ». Cependant, en vous recevant, il vous observera, et portera un jugement sur votre état général : avez-vous l’air déprimé, fatigué, avez-vous mauvaise mine, avez-vous maigri, avez-vous les yeux cernés. Il appréciera si vous avez le teint frais, le sourire aux lèvres, des habits qui vous mettent en valeur. J’ai lu et relu beaucoup de littérature au sujet des facteurs de bon pronostic dans les cancers. En fonction du type de cancer, certains facteurs vont varier car ils dépendent de la localisation et des spécificités de la maladie. En revanche, pour tous les types de cancer, quels qu’ils soient, on retrouve invariablement deux critères dans les facteurs de bon pronostic : premièrement et bien entendu, le stade peu évolué du cancer et deuxièmement, l’état général du patient, sous cette appellation, on comprend la biologie du malade et son aspect physique.
Je simplifie beaucoup si je dis qu’avoir bonne mine peut vous donner droit à de meilleurs traitements, mais il y a un peu de vrai dans cette affirmation abrupte. Même s’il a prêté le serment d’Hippocrate et juré de soigner tout le monde sur un strict plan d’égalité, votre médecin va être influencé par ce qu’il voit. S’il voit un patient délabré (c’est un terme médical), il ne sera pas encouragé à investir sur lui (j’utilise ici le verbe investir tant au sens propre que figuré et cette notion très subjective « d’état général du patient » est abordée clairement dans les cours d’oncologie). Ce que je vais dire est peut-être cavalier, mais vous devez « vendre » votre cas à votre oncologue et lui donner envie de tout tenter pour vous. Alors soignez votre look, pomponnez-vous, mettez des habits colorés qui vous donne bonne mine, plongez dans les poudres chatoyantes et les crèmes onctueuses, nouez de jolis foulards autour de votre tête. Que ces messieurs n’hésitent pas à piquer les fards de leur épouse et optent pour des vêtements aux couleurs fraîches qui soulignent leur dynamisme.
Vous verrez, non seulement cela agira sur votre médecin, mais cela agira aussi sur vous, c’est bon pour le moral de s’occuper de soi et d’entendre les autres vous dire en retour que vous avez bonne mine. Joli pied de nez au « crabe » qui nous squatte !
Images extraites de "Dessins de mode des Créateur" Editions Thames & Hudson
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