

Paroles : Jean Louis Aubert


Paroles : Jean Louis Aubert
Vous connaissez le site VDM (pour "Vie De Merde"). Chacun y raconte les aventures plus ou moins drôles qui font notre quotidien. Certaines font vraiment rire ou sourire.

Si la chimiothérapie vous a fait prendre quelques rondeurs, choisissez un fard à peine plus foncé et mettez le au milieu de vos joues pour les creuser, juste devant l’oreille, comme sur ce croquis.
Avec ce maquillage, on ne voit plus aucun cerne, aucune trace de couperose, plus de tache disgracieuse et surtout, on peut prendre de bonnes grosses bouffées de chaleur sans que personne n’y voit rien : le maquillage est totalement opaque.
Les produits que j’utilise :
Fond de teint : Zéro Défaut Couleurs Nature d’Yves Rocher, coloris Rose 100 à 17 €
Anticerne : Correcteur anticerne Luminelle d’Yves Rocher, coloris Beige Clair 8,40 €
Poudre : Poudre libre beige naturel Luminelle d’Yves Rocher à 10,40 €
Fard à joue : Poudre Luminelle d’Yves Rocher, coloris Rose gourmandise à 9,00 €
Je n’ai pas d’action chez Yves Rocher, je trouve simplement qu’il y a de jolies couleurs à des prix correctes. Il y a assez souvent des offres promotionnelles qui permettent de payer ces produits de 40 à 50% moins cher.
P. S. : Ce n'est toujours pas moi sur les photos !
Mon crâne ressemble à celui de Yul Brynner, ça n’est pas laid et je joue de ma perruque et de mes foulards pour faire la belle. Ceci dit, il reste un petit détail pratique : la nuit j’ai froid au crâne ! Eh oui, moi qui me gaussais volontiers des porteurs de bonnets de nuit, j’ai dû me résoudre à m’en fabriquer un.
Plier le morceau de tissu en deux et coudre le coté au point de piqure (appelé aussi point arrière et qui est un peu élastique) ou à la machine à coudre.




C'est aussi une idée de petit cadeau réalisable par des enfants...
Voici une image curieuse. Il s’agit d’une carte de visite de photographe du siècle dernier. On y voit une jolie jeune femme chauve debout à coté de sa mère probablement. Cette dernière tient sur ses genoux la perruque de la belle.
Il a affiché cette diapositive reprenant une citation de Marc Twain « L’annonce de ma mort est largement exagérée ». Au premier plan : ... Steve Jobs, lui-même. Châpeau bas !
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Je me suis armée d’un crayon et j’ai voulu redessiner mes sourcils perdus. Bof ! Résultat peu probant, j’avais beau brosser, estomper, passer du temps et m’appliquer : j’obtenais toujours un résultat artificiel. De plus avec mes (ex-)cheveux de brunette, ça me donnait un regard très dur et pour tout dire, ça faisait « toc ».
Eh bien, j’ai trouvé la solution : Maintenant, je dessine mes sourcils directement sur ma peau, avec un fard à paupières en poudre qui est vendu avec un tout petit applicateur en mousse un peu pointu, idéal pour réaliser un dessin assez fin. Cela donne un résultat très naturel. La poudre se fixe d’elle-même sur votre fond de teint, ou sur votre crème antiride ou votre crème hydratante. De plus, il existe 8 coloris très naturels pour correspondre à toutes les teintes de cheveux. Ce maquillage express tient toute une journée, sans problème.
Pour toute tumorectomie mammaire, le chirurgien vient voir la patiente et lui explique qu’on va lui retirer sa tumeur et prélever quelques fragments de tissus sur les zones frontières de l’ablation. La tumeur sera analysée afin d’établir avec certitude le diagnostic, à savoir quel est le type histologique du cancer opéré. Les zones frontières sont elles aussi analysées afin de vérifier qu’il n’y reste aucune cellule cancéreuse. Les résultats sont transmis au bout d’une dizaine de jours par téléphone à la malade. Le chirurgien explique alors à la patiente que si l’analyse des zones frontières montrait qu’il reste des cellules cancéreuses, elle serait réopérée afin de procéder, soit à l’ablation d’une zone plus grande, soit à l’ablation totale du sein.
Je me suis aussi aperçue que pour les plus curieuses d’entre nous, si nous faisions la démarche de chercher sur Internet à quoi pouvait ressembler la cicatrice de mastectomie radicale, on tombait sur des photos un peu « gore », dignes des services de médecine légale, et somme toute pas très rassurantes.
Ma cicatrice a aujourd’hui un an, elle n’a fait l’objet d’aucun traitement de faveur, bien au contraire : elle fut l’achèvement d’une ablation sévère comprenant même le muscle pectoral, elle a été fermée par des agrafes (ce qui est plutôt rare) car le terrain était très inflammatoire et pour terminer elle a subit 30 séances de rayons. Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas si affreux. Si vous devez subir une telle chirurgie, je vous laisse juger du résultat et j’espère sincèrement que cette photo vous rassurera. Croyez-moi, cela se vit et s’assume très bien, je n’ai pas peur de mon image dans la glace.
Voila, c’est fait et depuis peu de temps. Un vrai service de soins esthétiques a été mis en place au centre G. F. Leclerc. J’ai pu faire connaissance avec l’une des esthéticiennes en charge de ces soins, Blandine qui exerce tous les lundis, mardis, mercredi de 14 h à 16 h 30. Elle passe dans les chambres des malades qui en font la demande. Elle propose des soins du visage ou des mains et surtout, elle vous donne beaucoup de petits conseils pratiques et répond aux questions qu’on n’ose pas poser aux infirmières, pensant que ces interrogations sont futiles. Vous pouvez vous remettre entre ses mains expertes en toute confiance : Blandine est au départ une soignante qui s’est formée ensuite à l’esthétique. Vous n’avez donc pas à craindre de manipulations incompatibles avec votre traitement et c’est un vrai soulagement.
Désormais, au fil des articles que je rédige, vous trouverez aussi les petits conseils de Blandine. J’espère ainsi l’aider de mon mieux en relayant ces informations qui sont essentielles pour nous aider à conserver bel aspect et bon moral.
J’ai longtemps hésité à publier cet article, car je sais qu’il offusquera certains lecteurs. De plus, il y est un peu trop question de moi, qui ne voulait pas être le sujet central de ce blog. Pourtant, peut-être puis-je aider l’un ou l’autre en libérant une parole que beaucoup considèrent comme taboue : rire du cancer.
mortelles, alors oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu’elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu’elle ne pratique pas l’humour noir, elle, la mort ? Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux P. D. G., la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer (*), tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s’effacent devant les droits de l’asticot. »
Quelques anonymes avec ou sans maquillage
Quelques stars largement aidées par Photoshop®

Merci à ma fille cadette pour ces bons tuyaux !
Photos extraites du blog de Grégory Lemoine
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S’agit-il du syndrome d’Epinal, mais vous observerez que le dialogue est difficile sur le sujet de la radiothérapie avec les manipulateurs. L’équipe est constituée de personnes formidables, sympathiques, très professionnelles. Le contact est donc facile au premier abord. Cela reste vrai dès que vous n’abordez pas l’aspect technique de la radiothérapie. De fait, il est possible de poser des questions à ce sujet, mais ne vous attendez pas à avoir de réponses claires et franches. Au contact du point d’interrogation, le manipulateur présente une réaction allergique immédiate, il se referme et se protège derrière un jargon des plus techniques. Je vais vous narrer une petite anecdote qui m’est advenue et qui illustre bien ce malaise :
Il m’a fallu deux semaines d’obstination et de recherches complexes sur Internet pour enfin trouver sur un forum d’élèves manipulateurs en radiothérapie, qu’un DS 12 était une mise en sécurité de la machine qui s’arrête automatiquement dès qu’il y a un écart de plus de 5 % entre deux chaines de calcul. Cela veut donc dire tout simplement, que lorsqu’on dérègle la machine, puisque celle-ci fait en permanence des vérifications de sécurité, elle s’aperçoit immédiatement des modifications et s’arrête.
Le week-end dernier :
VENGEANCE !!! J’ai mangé du crabe !!!
Deux beaux tourteaux (nom latin : cancer pagurus) achetés sur un marché aux poissons normand. Assez bizarrement, j’ai pourtant été la seule à avoir pitié d’eux quand on les a mis dans la casserole… Vraiment pas rancunière…
Voyez sur la photo ci-contre le résultat après le combat, qui pour les crabes, fut inégal !
Accessoirement, voici la recette : Plonger le crabe vivant dans une grande casserole d’eau froide à laquelle on a ajouté un sachet ou un cube de court-bouillon. Mettre un couvercle et portez à ébullition. Comptez 20 minutes à partir du moment où cela bout. Sortir les crabes, les égoutter et les laisser refroidir. A déguster, surtout les pattes, avec une bonne mayonnaise et un brin de sadisme... (Prescription non remboursée par la sécurité sociale).
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On vient de vous prescrire une scintigraphie au service de la médecine nucléaire. Cet examen est totalement indolore et ne doit vous causer aucun stress. Il nécessite cependant un peu d’organisation, surtout si vous devez vous y rendre en taxi ou accompagné(e) d’un membre de votre entourage. Il faut savoir que le délai de réalisation de cet examen est très variable en fonction du type de scintigraphie prescrite. Ce délai est fonction du temps nécessaire à ce que le produit radioactif que l’on vous injecte fasse effet. Ceci peut aller d’une demi-heure dans le cas d’une scintigraphie cardiaque, à 3, voir 4 heures dans le cas d’une scintigraphie osseuse complète (4 heures au cours desquelles vous pouvez vaquer librement). Une scintigraphie peut donc durer d’une heure à une demi-journée.Secrétariat du Service de médecine nucléaire du CGFL 03 80 73 75 22
Plus d’information sur la scintigraphie :
Après de l’Institut National du Cancer ICI
Auprès de la FNCLCC, dans son dictionnaire ICI
Photo : Institut National du Cancer